Les dangers de l'hydrogène

22 janvier 2021

En tant que combustible, l'hydrogène est hautement inflammable et les fuites d'hydrogène présentent donc un risque sérieux d'incendie. Toutefois, les incendies d'hydrogène sont sensiblement différents des incendies impliquant d'autres combustibles. Lorsque des carburants et des hydrocarbures plus lourds, comme l'essence ou le diesel, fuient, ils s'accumulent près du sol. En revanche, l'hydrogène est l'un des éléments les plus légers de la planète, de sorte que lorsqu'une fuite se produit, l'hydrogène se disperse rapidement vers le haut. Cela rend l'inflammation moins probable, mais une autre différence est que l'hydrogène s'enflamme et brûle plus facilement que l'essence ou le diesel. En fait, même une étincelle d'électricité statique provenant du doigt d'une personne suffit à déclencher une explosion lorsqu'il y a de l'hydrogène. La flamme d'hydrogène est également invisible, il est donc difficile de localiser le "feu" réel, mais elle génère une faible chaleur rayonnante en raison de l'absence de carbone et a tendance à se consumer rapidement.

L'hydrogène est inodore, incolore et insipide, de sorte que les fuites sont difficiles à détecter par les seuls sens humains. L'hydrogène n'est pas toxique, mais dans les environnements intérieurs comme les salles de stockage des batteries, l'hydrogène peut s'accumuler et provoquer une asphyxie en remplaçant l'oxygène. Ce danger peut être compensé dans une certaine mesure en ajoutant des substances odorantes au carburant hydrogène, ce qui lui confère une odeur artificielle et alerte les utilisateurs en cas de fuite. Mais comme l'hydrogène se disperse rapidement, il est peu probable que l'odorisant voyage avec lui. L'hydrogène qui fuit à l'intérieur s'accumule rapidement, d'abord au niveau du plafond, puis finit par remplir la pièce. Par conséquent, l'emplacement des détecteurs de gaz est essentiel à la détection précoce d'une fuite d'hydrogène.

L'hydrogène est généralement stocké et transporté dans des réservoirs d'hydrogène liquéfié. La dernière préoccupation est que, parce qu'il est comprimé, l'hydrogène liquide est extrêmement froid. Si l'hydrogène s'échappe de son réservoir et entre en contact avec la peau, il peut provoquer de graves gelures, voire la perte de certaines extrémités.

Quelle technologie de capteur est la meilleure pour détecter l'hydrogène ?

Crowcon dispose d'une large gamme de produits pour la détection de l'hydrogène. Les technologies traditionnelles de détection des gaz inflammables sont les pellistors et l'infrarouge (IR). Les capteurs de gaz à pellistors (également appelés capteurs de gaz à perles catalytiques) constituent la principale technologie de détection des gaz inflammables depuis les années 1960. Vous pouvez consulter notre blog pour découvrir le fonctionnement des capteurs à pellistors. Cependant, leur principal inconvénient est que dans les environnements à faible teneur en oxygène, les capteurs à pellistors ne fonctionnent pas correctement et peuvent même tomber en panne. Dans certaines installations, les pellistors risquent d'être empoisonnés ou inhibés, ce qui laisse les travailleurs sans protection. De plus, les capteurs à pellistors ne sont pas à sécurité intégrée, et une défaillance du capteur ne sera pas détectée à moins d'appliquer un gaz d'essai.

Les capteurs de type infrarouge constituent un moyen fiable de détecter les hydrocarbures inflammables dans les environnements à faible teneur en oxygène. Ils ne sont pas susceptibles d'être empoisonnés, de sorte que l'IR peut considérablement améliorer la sécurité dans ces conditions. Pour en savoir plus sur les capteurs IR, consultez notre blog, et sur les différences entre les pellistors et les capteurs IR, consultez le blog suivant.

Tout comme les pellistors sont sensibles à l'empoisonnement, les capteurs IR sont sensibles aux chocs mécaniques et thermiques sévères et sont également fortement affectés par les changements de pression importants. De plus, les capteurs IR ne peuvent pas être utilisés pour détecter l'hydrogène. La meilleure option pour la détection des gaz inflammables à l'hydrogène est donc la technologie des capteurs MPS™ (molecular property spectrometer). Celle-ci ne nécessite pas d'étalonnage tout au long du cycle de vie du capteur, et comme la MPS détecte les gaz inflammables sans risque d'empoisonnement ou de fausses alarmes, elle permet de réaliser des économies considérables sur le coût total de possession et de réduire les interactions avec les unités, ce qui se traduit par une tranquillité d'esprit et moins de risques pour les opérateurs. La détection de gaz par spectromètre de propriété moléculaire a été développée à l'Université du Nevada et est actuellement la seule technologie de détection de gaz capable de détecter plusieurs gaz inflammables, y compris l'hydrogène, simultanément, de manière très précise et avec un seul capteur.

Lisez notre livre blanc pour en savoir plus.

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